lundi, 12 octobre 2009

A votre réflexion...

"NOUS SOFAMO" porte à votre réflexion les extraits d'un trés bon dossier sur "Le travail qui fait mal" paru dans le Nouvel Observateur N°02228 de la semaine dernière.

"L'actualité nous rappelle combien notre relation au travail peut se révéler malsaine. Au centre de la vie sociale, l'activité professionnelle davrait être un mode d'accomplissement personnel. Pourquoi et comment devient-elle un cauchemar?..."

["...La compétitivité effrénée engendrée par la mondialisation provoque des bouleversements incessants et destructurants pour les salariés du privé comme du public. Comment à 50 ans, un technicien de France Telecom peut-il se transformer sans dégats, en vendeur dans une boutique Orange? Comment exiger d'un postier habitué à distribuer du courrier de commercialiser des produits financiers? Les entreprises réclament toojours plus de flexibilité. Toujours plus de résultats. Et les salariés sous pression se plaignent du manque de reconnaissance et de perspectives. La mutation est douloureuse. Et les spécificités françaises, des 35 heures à un anticapitalisme historique, n'arrangent rien.scan0001.jpg

L'affaire est d'autant plus paradoxale que les Français, plus qu'ailleurs sont trés attachés au travail, "une valeur historiquement forte dans les pays catholiques", avance l'économiste Philippe Askenasy. "Les Anglo-saxons ont un rapport utilitariste à leur emploi, analyse Eric Chauvet, directeur adjoint de TNS-Sofres. Pour eux c'est avant tout un gagne-pain. Pour les Français c'est bien plus passionnel." La preuve, ils exigent de lui non seulement un salaire, mais aussi épanouissement et plaisir..."Les français y mettent beaucoup trop d'affect, confirme le psychiatre Eric Albert, fondateur de l'Ifas (Institut français d'action sur le Stress). La finalité de la sphére professionnelle, c'est l'efficacité. Le bonheur, c'est la vie privée." Mais en france, sans boulot, on est pas grand chose. Ici plus qu'ailleurs, il confére statut et prestige social. Alors, même malheureux, chacun s'accroche à son job, hanté par la peur de le perdre. En France, le cômage bat des records. Ajoutez à cela un niveau de salire médiocre (12éme rang sur 21 en Europe) et un taux de productivité élevé, et vous obtenez l'équation du mécontentement des salariés français souvent bons derniers dans les barométres internationnaux de satisfaction en entreprise."L'horreur absolue, c'est d'être au chomage; mais le bonheur absolu, c'est de partir à la retraite", résume Eric Albert.

La solution? Dans une récente lettre aux cadres, Jean Paul Bailly, président de la Poste affiche une nouvelle priorité:

"A la dureté de la crise ne doit pas s'ajouter la dureté du management. cela doit se manifester dans les comportements au quotidien, dans la qualité de l'écoute etd ans le respect des hommes." Chiche!...]

A lire également dans le même dossier du Nouvel Obs: "La pression par les mots...Parlez-vous le management?", "Travailler en en mourir".

Un trés bon dossier que "NOUS SOFAMO" vous engage à lire.

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